Découvrez nos nouveautés : 25 Mai !

Publié le 25/05/2018

ALPHA

Orazio Benevolo
MISSA SI DEUS PRO NOBIS
MAGNIFICAT

Le Concert Spirituel
Hervé Niquet

Hervé Niquet se caractérise par deux traits immuables : c’est un infatigable défricheur de musiques oubliées, il aime la polyphonie et « les grandes formes ». Il y a quelques années, il avait fait sensation en exhumant la musique monumentale de Striggio… Pour les 30 ans de son ensemble, Le Concert Spirituel, il s’attaque à un nouveau sommet de la polyphonie : une Messe d’Orazio Benevolo (1605-1672) interprétée par 8 choeurs à 4 voix, accompagnés de quinze continuistes. En concert, les choeurs sont répartis dans la nef, le public étant au milieu. De père (pâtissier) bourguignon émigré à Rome, membre de la Maîtrise de Saint-Louis des Français, Benevolo fut l’un des plus grands génies de la polychoralité, un compositeur prolixe, représentant le faste de l’art français à Rome. Il finit sa carrière comme maître de chapelle au Vatican. Cette musique est ressuscitée grâce au travail du grand musicologue Jean Lionnet qui copia à la main, des années durant, l’oeuvre de nombreux compositeurs italiens du Fonds musical du Vatican, duquel on ne pouvait faire sortir aucun document. Ainsi la Missa Si Deus pro nobis nous est restituée ici, accompagnée par des pièces vocales et instrumentales de Monteverdi, Frescobaldi et Palestrina.


Scarlatti - Ligeti
Continuum

Justin Taylor

Depuis son premier Prix au concours de Bruges et son premier album consacré à la famille Forqueray (Choc de l’Année Classica, Gramophone Editor’s Choice, Grand Prix de l’Académie Charles Cros), le claveciniste franco-américain Justin Taylor s’est vu décerner par l’Association Professionnelle de la Critique le Prix Révélation Musicale. Sa carrière se développe rapidement, tant comme soliste (claveciniste et aussi pianofortiste) que comme chef de son ensemble, le Taylor Consort, qu’Alpha enregistrera prochainement… Pour son deuxième récital, Justin Taylor met en miroir Scarlatti et Ligeti, deux compositeurs provenant d’époques et d’univers si éloignés, et qui pourtant présentent de nombreuses affinités : de par leur inventivité, de par la virtuosité de leur deux langages et leur désir commun d’amener le clavier au plus près de ses limites… Continuum établit un pont entre ces deux compositeurs aux sensibilités exacerbées, entremêlant de façon intime les trois pièces emblématiques (et spectaculaires !) pour clavecin seul de Ligeti avec des sonates de Scarlatti.


Sibelius - Rautavaara
Violin Concertos

Tobias Feldmann
Orchestre Philharmonique
Royal de Liège
Jean-Jacques Kantorow

Après l’enregistrement chez Alpha des sonates pour violon de Prokofiev, Ravel et Strauss, le violoniste Tobias Feldmann se consacre dans ce disque à la forme du concerto, interprétant deux oeuvres majeures et exclusives du répertoire finlandais : les concertos pour violon et orchestre de Jean Sibelius et Einojuhani Rautavaara. Créé en 1904 à Helsinki, le Concerto pour violon de Jean Sibelius se révéla d’une grande difficulté technique pour la partie soliste. Sibelius révisa sa partition, mais ne composa plus pour violon et orchestre que sous des formes plus courtes, celles de la sérénade ou de l’humoresque. Il faudra attendre près de soixante-dix ans pour qu’une nouvelle oeuvre majeure pour violon et orchestre voit le jour sous la plume d’un compositeur finlandais, avec le Concerto de Rautavaara, dont la virtuosité égale en tout point celle exigée par l’oeuvre de son aîné.


LINN RECORDS

Sibelius - Rachmaninov
Songs

Jacques Imbrailo
Alisdair Hogarth

Suite à ses prestations dans Billy Budd de Michael Grandage et Hamlet de Brett Dean à Glyndebourne, encensées par la critique, le jeune baryton Jacques Imbrailo s’est fait une place de choix sur la scène internationale. Son premier récital solo pour Linn est consacré aux chansons de Sibelius et de Rachmaninov, dans lesquelles il est accompagné par son collègue de Prince Consort, Alisdair Hogarth. Parmi la sélection, In the silence of the mysterious night est l’une des chansons de Rachmaninov les plus appréciées et l’une des réalisations les plus achevées du compositeur dans le genre. Le mélodisme de Rachmaninov trouve son médium parfait dans le baryton lyrique d’Imbrailo, tandis que les accompagnements expressifs et extrêmement complexes sont réalisés à la perfection par Hogarth. Le sentimentalisme nordique que Sibelius insuffle dans ses chansons romantiques offre un contraste bienvenu à l’intensité de Rachmaninov. Var det en dröm? de Sibelius, tirée de l’opus 37, était considérée par le compositeur comme sa plus belle chanson. Le duo communique parfaitement les passions et angoisses de l’amour perdu d’un poète ; le programme s’achève sur une dernière note d’Imbrailo d’une intensité inouïe.

William Byrd
One Byrde in Hande

Richard Egarr

L’impressionnante carrière de Richard Egarr, à la fois comme claviériste solo et comme chef d’orchestre (notamment de l’Academy of Ancient Music), a cimenté sa réputation de l’un des musiciens les plus convaincants du Royaume-Uni. Dans son premier enregistrement solo pour Linn, Egarr illustre l’ampleur extraordinaire de l’inventivité de William Byrd, l’une des figures les plus influentes de la musique anglaise. Son style innovant transparaît tout au long de ce programme soigneusement élaboré de préludes, grounds et fantaisies. La Fantasia in A Minor, MB13, démontre l’envergure illimitée de l’imagination de Byrd ; rythmes complexes, modulations surprenantes et textures changeantes précèdent un finale qui exige un niveau de virtuosité jamais égalé. Les exigences techniques de The bells, chef-d’œuvre descriptif, sont à l’avenant. Cette incroyable composition commence avec une simple sonnerie qui se développe jusqu’à devenir une pièce complexe, faite de volées de cloches. L’élégant phrasé, l’enthousiasme contagieux et les riches ornements font de l’interprétation d’Egarr une prestation hautement pertinente.

ARCANA

Giacomo Gorzanis
La barca del mio amore

Pino De Vittorio
La Lyra
Bor Zuljan

Giacomo Gorzanis (ca 1530-ca 1575), «il Cieco Pugliese», fut l’un des plus grands virtuoses du luth au XVIe siècle. Né dans les Pouilles, il s’installa à Trieste en 1557, où il noua bientôt des contacts étroits avec la noblesse de Carinthie et de Carniole. Ses voyages le menèrent à Graz, où il se produisit devant Charles II, archiduc d’Autriche et frère de l’empereur du Saint-Empire romain Maximilien II. Quatre livres de pièces pour luth et deux livres de napolitane furent publiés à Venise entre 1561 et 1579. Son manuscrit de 1567, qui contient 24 paires de danses dans tous les modes majeurs et mineurs, est particulièrement intéressant. Des fantaisies intimistes pour luth aux danses enlevées et aux villanelle alla napolitana ludiques, ce programme original et riche en couleurs est le premier à proposer l’ensemble de ses oeuvres. Regorgeant de trésors insoupçonnés, il est sublimé par la voix extraordinaire et la présence du charismatique chanteur Pino De Vittorio, originaire des Pouilles.