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LE MONDE DE SONIA WIEDER-ATHERTON

Publié le mercredi 3 juin 2020

La violoncelliste franco-américaine signe un partenariat éditorial avec Alpha Classics, qui débute par les Suites 1 & 2 de Bach, à paraître le 20 juin 2020 en vinyle exclusivement le jour du Disquaire Day, le rendez-vous des disquaires indépendants dans toute la France.

« Je suis très heureuse de faire partie du Disquaire Day. Je nous imagine déjà, ce jour-là, dans les rues de Paris, allant d’un disquaire à l’autre, fouillant les bacs plein de trésors. Ces disquaires indépendants, lieux militants ne cédant rien aux modes et aux logiques commerciales et qui nous prouvent chaque jour un peu plus leur importance et leur vitalité.Je suis aussi heureuse que la musique dite classique se joigne à la fête, et soit présente le jour ou de ces beaux vinyles noirs s’échapperont rythmes chants et danses qui empliront les rues de Paris. »

- Sonia Wieder-Atherton

A paraître également sur les plateformes de téléchargement et de streaming le 19 juin 2020. Dans ce volume et les deux autres qui suivront (Suites 3 à 6), on retrouve les photos de la grande Sarah Moon.

« Pour moi, jouer les suites de Bach, c’est toujours à un moment ou à un autre voir l’image des mains de Giacometti modelant la terre inlassablement jusqu’à ce qu’apparaisse un visage. Voir ses mains être en prise avec une matière.
C’est ressentir que le chemin vers l’apparition des traits fait partie inhérente du visage. Être aux prises avec les suites de Bach est très proche de cela. Il s’agit de creuser la corde jusqu’à ce que naisse la phrase, ainsi que sa respiration juste. Une phrase en perpétuel devenir. Qui n’en finit pas de se faire et de se refaire.
Pour les enregistrer longtemps j’ai attendu.
Et puis voilà un jour, ou plutôt une nuit, j’ai commencé.
C’était à l’abbaye de Noirlac dans le réfectoire des moines. Quand la nuit recouvrait petit à petit les pierres blanches nous arrivions. Et quand tout était silencieux nous commencions.
Ce sont les deux premières suites.
Puis viendront les autres.
- Et il y a eu la rencontre avec Sarah Moon. Quand mon désir d’enregistrer les suites de Bach est né j’ai rêvé de ses images. Parce que quand je les regarde, j’imagine la création du monde, la séparation entre les eaux, l’apparition de la terre, avant que l’histoire ne commence. »


- Sonia Wieder-Atherton

 À PROPOS DE SONIA WIEDER-ATHERTON

Sonia Wieder-Atherton a toujours cherché à faire de la musique une langue ouverte au monde. C’est cette recherche qui l’a menée au fil du temps d’un répertoire à l’autre, de découverte en découverte.

Elle est née à San Francisco d’une mère d’origine roumaine et d’un père américain. Elle a grandi à New York puis à Paris où elle commence le violoncelle. Elle est reçue au CNSM de Paris dans la classe de Maurice Gendron puis part à 19 ans au Conservatoire Tchaïkovski de  Moscou poursuivre ses études avec Natalia Shakhovskaya. De retour en France, à 25 ans, elle devient lauréate du Concours Rostropovitch. Parallèlement à ses concerts consacrés aux répertoires classique et romantique, Sonia Wieder-Atherton collabore avec de nombreux compositeurs contemporains (Pascal Dusapin, Georges Aperghis, Wolfgang Rihm…) dont elle devient l’interprète privilégiée.

Elle se tourne également vers d’autres expressions et des artistes issus d’univers différents : à commencer par la cinéaste Chantal Akerman, pour laquelle elle signe plusieurs musiques de films, ainsi que des spectacles et des installations. La voix de son violoncelle rencontre également les voix de Fanny Ardant ou de Charlotte Rampling autour de grands textes, comme Navire Night, de Marguerite Duras ou la poétesse Sylvia Plath.

Ces dernières années, elle est à l’origine de nombreux projets qu’elle conçoit et met en scène : Les Odyssées a été créé à Aix-en-Provence, puis donné dans de nombreuses villes partout dans le monde, récemment au Festival d’Avignon et durant la Nuit Blanche à Paris… « Avec mon violoncelle, encerclée par la mer, je parle, je crie je chuchote. A la terre, aux murmures des foules, au souffle, aux vagues, à la tempête, au chaos. Je me confronte à une bande son dans un temps onirique en treize aventures construites autour des musiques de Bach, Bellini, Prokofiev, Krawczyk, Aperghis, Schumann et aussi de chants populaires berbères, égyptiens et syriens ».

La discographie de Sonia Wieder-Atherton est très riche, à commencer par Chants juifs, un cycle pour violoncelle et piano où elle s’inspire de l’art des Hazans, succès considérable depuis sa parution dans les années 1990… Elle signe par ailleurs trois enregistrements chez Naïve : Chants d’Est, pour violoncelle et ensemble instrumental, conçu tel un voyage de la Russie à la Mittel Europa ; Vita, pour violoncelle seul et trois violoncelles, où elle raconte la vie d’Angioletta-Angel à travers deux génies hors de leur temps, Monteverdi et Scelsi ; et enfin Little Girl Blue, from Nina Simone.

Ces quatre albums, aujourd’hui indisponibles reparaîtront pas à pas chez ALPHA.

Plusieurs nouveaux enregistrements suivront, dont un album consacré aux concertos pour violoncelle de Boccherini dans une transcription qui intègre le cymbalum et des cadences comme on ne les attend pas…

Les Odyssées feront l’objet de parutions en formats courts, uniquement sur les plateformes digitales, puis dans une édition enrichie avec un livre.

Puis d’autres surprises, d’autres rencontres… Pour Sonia Wieder-Atherton, jouer Bach, Boccherini, des chants juifs ou Nina Simone, c’est faire le même geste, c’est poser la même question: celle d’une voix qui ne pourra jamais se comprendre si elle s’écoute isolément.

Focus sur Véronique Gens et le répertoire lyrique français !

Publié le lundi 25 mai 2020

Découvrez le romantisme français avec Véronique Gens

 

Spécialiste du répertoire français du XIXe siècle, Véronique Gens enchaîne les albums qui redonnent vie à des pépites longtemps cachées. La soprano vient ainsi de sortir son quatrième disque avec Alpha, Nuits, cette fois consacré aux pièces lyriques naviguant entre l’intimité chambriste et ambition orchestrale.

Une admirable suite nocturne donnée à ses trois enregistrements précédents, qui exploraient successivement la mélodie française sous sa forme la plus dépouillée (Néère), le romantisme français sous toutes ses coutures (Visions) et deux pièces symphoniques écrites par Ernest Chausson (Poème de l’amour et de la mer / Symphonie Op. 20).

Entrez dans l’univers lyrique de Véronique Gens et (re)découvrez le répertoire musical de la France du Second Empire et de la Belle Époque…


Nuits - Véronique Gens & I Giardini

Symbiose entre l’art du poète et celui du compositeur, la mélodie française est devenue le fleuron des salons de la Belle Époque. Regroupant quatuor à cordes et piano autour du chanteur, la Chanson perpétuelle de Chausson, le Nocturne de Lekeu et La Bonne Chanson de Fauré oscillent entre intimité chambriste et ambitions orchestrales. Au delà de ces pages pionnières et célèbres, le programme proposé par le Palazzetto Bru Zane revendique le retour à l’art de la transcription si cher au XIXe siècle et souhaite élargir le répertoire pour voix, cordes et piano afin de mettre en lumière quelques pépites oubliées. On retrouve ainsi Hahn, Berlioz, Saint-Saëns, Massenet, La Tombelle, Ropartz, Louiguy et Messager, avec comme fil conducteur les émois de l’abandon nocturne : charmes du crépuscule, voyage des songes, terreur du cauchemar ou ivresse de la fête... Les arrangements ont été réalisés par Alexandre Dratwicki à la manière du XIXe siècle. Si le programme se termine par La Vie en rose, c’est bien un kaléidoscope de toutes les couleurs des sentiments humains qui est proposé ici. Avec l’étoffe des cordes et du piano, il présente sous un jour nouveau l’art de diseuse incomparable de Véronique Gens.

"La profondeur, la mélancolie, la nature idéalement sombre de la voix de Veronique Gens portent avec une exemplarité bienvenue l'aura poétique de cette mélodie française dont la soprano s'est faite héroïne. » (Le Monde)

"L'élégante Véronique Gens montre sans effort pourquoi elle est l'une des grandes chanteuses de notre temps sur cette œuvre transcendante". (The Guardian)

"C'est un disque exceptionnel, et hautement recommandé" (Gramophone)

C'est l'un des disques les plus enthousiasmants de l'année ! (Opéra Magazine)

"(...) L’art de “La Gens” demeure exemplaire, car la cantatrice sait chanter, jouer, exprimer, dire … sans perdre une voyelle (vrai défi pour les sopranos), usant de son vibrato comme les chanteurs baroqueux, c’est à dire avec parcimonie et comme d’un effet expressif millimétré." (Classique News)

"Gens, comme on peut s'y attendre, est exceptionnelle dans ce répertoire. La plupart des chansons parlent d'anticipation érotique et de tristesse, et son ton sombre et légèrement fumé ajoute à la sensualité de l'ensemble." (Gramophone)

 

Découvrez d'autres disques explorant le répertoire lyrique français !

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Notre promotion sur une sélection de vinyles se termine le 25 mai: profitez-en pour enrichir votre discothèque !

Coronavirus Update

Publié le vendredi 20 mars 2020

En cette période éprouvante, nous continuerons à vous fournir toute la musique dont vous avez besoin.  Nous savons que certains d'entre vous ne peuvent pas trouver nos nouveautés dans les magasins, mais vous pouvez les commander via notre site web, avec tous les frais de port offerts.
 

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2020: Tartini Year by OUTHERE

Publié le vendredi 6 mars 2020

Exactly 250 years ago, two cultural waves intersected, one descending, the other rising: while 1770 saw the birth of Beethoven, the father of “romanticism” in music, it also marked the disappearance of one of the great masters of the late Baroque movement, Giuseppe Tartini, who died in Padua at the age of 78. In its own way, Outhere celebrates this pivotal figure in the history of Italian violin playing by releasing three recordings, each highlighting a different or little-known aspect of his work, his personality and his impact on European music.

“Tartini: Violin Concertos”

Chouchane Siranossian, Venice Baroque Orchestra & Andrea Marcon

After several recordings with Anima Eterna and Jos Van Immerseel, the French violinist Chouchane Siranossian tackles the concertos of Tartini, works so virtuosic that few Baroque violinists dare to take them on. She rises to the challenge, combining her technical talent with the ideal partners for this repertoire – the Venice Baroque Orchestra under Andrea Marcon, a conductor steeped in the Italian Baroque style. The recording also includes a completely new concerto in G major, whose manuscript was recently rediscovered by musicologist Margherita Canale.

“Tartini: Violin Concertos”

Evgeny Sviridov & Millenium Orchestra 

For his first collaboration with the Millenium Orchestra, Evgeny Sviridov chose concertos from manuscript copies made in Germany in the 18th century. The Russian violinist happened upon cadenzas and ornamentation that are thought to be by Johann Georg Pisendel, the great violin virtuoso of the court of Dresden, friend (and performer) of Johann Sebastian Bach! Of the 130 or so violin concertos that have been preserved, Evgeny Sviridov has selected five: in D major D. 24, A major D. 89, E major D. 48, E minor D. 55, G minor D 85.

“Tartini: Cello Concertos” 

Mario Brunello & l’Accademia dell’Annunciata  

For the third project in this Tartini anniversary year, Mario Brunello and the Accademia dell’Annunciata turn their attention to Tartini’s repertoire for cello and string orchestra. This recording is an opportunity to cast light on the friendship that bound Tartini to Antonio Vandini. The composer and cellist from Bologna played in the orchestra Tartini led at Padua’s basilica between 1721 and 1770. Vandini even welcomed him into his home for two years, following the death of his wife. Vandini’s cello concerto is thus included with Tartini’s two concertos, and is recorded for the very first time with a violoncello piccolo, the instrument that Vandini used at the time. Beyond the purely musicological aspect, which reveals a mutually influential relationship between these two composers, this album helps us discover a fruitful friendship.