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Barbara Hannigan soprano et chef d'orchestre !

Publié le lundi 24 juillet 2017

Barbara Hannigan enregistre son premier album en tant que chanteuse et chef, à paraître chez Alpha en 2017 avec un film documentaire réalisé par Mathieu Amalric.

Qu’elle chante, dirige, danse ou joue sur scène, la soprano canadienne Barbara Hannigan fascine. Alpha Classics est fier d’entrer aujourd’hui dans son monde et de présenter en 2017 son tout premier album en tant que chanteuse et chef d’orchestre : avec Ludwig, orchestre basé à Amsterdam, dont elle est artiste associée, Barbara Hannigan a conçu un programme consacré àLulu Suite de Berg, Girl Crazy deGershwin dans une Suite nouvellement arrangée par Bill Elliott, compositeur américain multi récompensé. En complément de ces deux pièces, elle ouvre l’album avec la spectaculaire Sequenza III de Berio pour voix seule.

Soprano exceptionnelle, grande interprète des musiques des XXème et XXIème siècles, artiste totale qui fait sensation sur les scènes du monde entier, Barbara Hannigan enrichit depuis plusieurs années sa palette en se consacrant à la direction d’orchestre.

Intitulé Crazy Girl Crazy, cet album mêle donc le personnage de Lulu, qui a marqué la carrière de Barbara Hannigan, les héroïnes de la comédie musicale de Gershwin et leurs célèbres songs Embraceable You ou I got rhythm et Sequenza III, incroyable sculpture musicale autour des mots et de la voix : un album en forme de portrait musical de l’artiste !

Barbara Hannigan explique que « Crazy Girl Crazy est une galerie des miroirs, avec la Sequenza 3 de Berio et la Girl Crazy Suite de Gershwin servant de reflets de Lulu sous différents angles et à différents moments de sa vie. Son sang coule dans les veines des trois œuvres présentées ici. Musicalement, les éléments de jazz seraient un lien évident entre les deux œuvres, ainsi que les somptueux thèmes vocaux et l’urgence du contenu émotionnel extrême ; mais ce qui relie la musique est le concept plus vaste d’êtres humains dans l’amour fou et l’obsession, dans des déchirements affolants, qui cherchent leur chez-soi et le trouvent dans le rythme de leur propre cœur. »

Pour cet enregistrement, Barbara Hannigan a fait appel à un orchestre avec lequel elle a un rapport privilégié depuis sa création en 2011 : Ludwig, collectif composé des meilleurs instrumentistes issus des grands orchestres hollandais et internationaux, qui ose les programmes décalés et novateurs.

Les tout premiers moments des répétitions de ce programme ont été filmés par Mathieu Amalric. L’acteur et réalisateur vient de remporter le Prix jean Vigo et le « Prix de la Poésie du Cinéma » au dernier Festival de Cannes pour son film consacré à une autre Barbara (celle de l’Aigle Noir) qui sort en salles le 6 septembre... Mathieu Amalric a rencontré la soprano à l’occasion d’un film tourné pour le programme 3ème Scène de l’Opéra de Paris, qui a marqué les esprits. Pour leurs retrouvailles devant les caméras, Amalric plonge au cœur de l’orchestre et porte un regard très personnel sur les échanges entre les musiciens et la chef. Ce film, intituléMusic is music, figurera en DVD aux côtés du CD Crazy Girl Crazy.

PROGRAMME DU CD :

BERG Lulu Suite (1934)

GERSHWIN Girl Crazy Suite , arangé par Bill ELLIOTT et Barbara HANNIGAN ; Orchestré par Bill ELLIOTT

BERIO Sequenza III for voice (1965)

BARBARA HANNIGAN , soprano et direction

LUDWIG ORCHESTRA

DVD : Music is Music , un film de Mathieu Amalric (20 minutes, 2017)

CD+DVD ALPHA 293 // sortie 22 septembre 2017

 

CRAZY GIRL CRAZY CONCERTS avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France

6 octobre 2017 : Grenoble MC2

8 octobre 2017 : Paris, Auditorium de la Maison de la Radio

 

CRAZY GIRL CRAZY TOUR avec l’orchestre Ludwig

4 décembre 2017 : Amsterdam, Het Concertgebouw

5 décembre 2017 : Luxembourg, Philharmonie

7 décembre 2017 : Vienne, Wiener Konzerthaus

11 décembre 2017 : Hambourg, Elbphilharmonie

13 décembre 2017 : Aix-en-Provence, Grand Théâtre de Provence

15 décembre 2017 : Dortmund, Konzerthaus

LIENS :

MASTER (Soundcloud)

https://soundcloud.com/alphaclassics/sets/crazy-girl-crazy-barbara-hannigan/s-Kynf9

 

FILM Premières Répétitions de Mathieu Amalric (Arte.TV, produit par Camera Lucida)

http://www.arte.tv/fr/videos/071658-000-A/premieres-repetitions-barbara-hannigan-vue-par-mathieu-amalric

De Purcell à Kurt Weill: Kate Lindsey à Paris pour trois dates très attendues

Publié le mardi 18 juillet 2017

La mezzo-soprano américaine Kate Lindsey, étoile montante du chant lyrique qui excelle autant dans le baroque que dans le jazz, signe son retour en France cette saison pour trois dates très attendues. Au faîte d’une carrière qui l’a emmenée du Met Opera de New York à la Royal Opera House et de Glyndebourne et Salzbourg à Aix-en-Provence, cette interprète gracieuse et charismatique enchaîne depuis une dizaine d’années les opéras, les concerts et les récitals dans les plus prestigieuses salles internationales. Biberonnée aux airs de Broadway et dotée d’un grand talent lyrique, Kate Lindsey est une chanteuse au répertoire riche et éclectique.

La saison 2017-2018 sera très française pour Kate Lindsey, qui se produira dans trois des salles les plus importantes de la capitale: l’Opéra-Comique, les Bouffes du Nord et la Philharmonie de Paris. En septembre, elle chantera coup sur coup dans deux productions qui donnent à voir le grand écart dont cette chanteuse virtuose est capable: Miranda, le nouvel opéra inspiré par Purcell et mis en scène par Katie Mitchell à la salle Favart, et Thousands of Miles, un récital autour de Kurt Weill en duo avec le pianiste français Baptiste Trotignon. Kate Lindsey sera de retour à Paris au printemps 2018 dans le rôle-titre d’Ariodante avec les Arts Florissants de William Christie à la Philharmonie.

Du 25 septembre au 5 octobre 2017, Kate Lindsey ouvre la saison de l’Opéra-Comique dans le rôle-titre de Miranda, la création très attendue de la metteuse en scène britannique Katie Mitchell dont la dernière production, Written on Skin, avait rencontré un succès international en 2012-2013. Cette nouvelle création lyrique offre une plongée dans l’Angleterre élisabéthaine, avec un personnage shakespearien tiré de La Tempête et un livret inspiré par Henry Purcell, tout en demeurant résolument ancrée dans la réalité contemporaine. Pour Kate Lindsey, familière de Purcell dont elle a notamment chanté Dido and Aeneas au Festival de Salzbourg il y a quelques années, cette production audacieuse en compagnie des plus grands noms du monde opératique d’aujourd’hui est un nouveau défi passionnant.

2017 est en effet une année importante pour la mezzo-soprano puisqu’elle collabore également avec le pianiste de jazz français Baptiste Trotignon sur un projet audacieux intitulé Thousands of Miles qu’ils présenteront ensemble le 17 septembre pour un concert unique aux Bouffes du Nord. Joignant les mondes du jazz et du classique, le programme créé par les deux artistes est inspiré par Kurt Weill et trois autres compositeurs qui comme lui ont parcouru des milliers de miles en quittant leur patrie pour les Etats-Unis: Alma Mahler, Erich Wolfgang Korngold et Alexander von Zemlinsky. La rencontre entre ces deux artistes passionnés autour de mélodies de Broadway et de Lieder mélancoliques est une aventure créative réussie qui a déjà produit un album enregistré chez Alpha cette année.

Née en Virginie, Kate Lindsey commence sa carrière au Metropolitan Opera de New York, dont elle intègre le réputé programme Lindemann pour les jeunes artistes. Après ces débuts qui lui permettent d’élargir son répertoire et de se faire connaître, elle se produit rapidement sur les plus prestigieuses scènes lyriques au monde, dont le Royal Opera House Covent Garden, l’Opéra d’État de Vienne, le Festival de Salzbourg, le Glyndebourne Opera Festival, le Festival d’Aix-en-Provence, le Théâtre des Champs-Élysées, et l’Opéra d’État de Bavière. Elle a notamment chanté Cherubino dans Le nozze di Figaro de Mozart et Lazuli dans L’Étoile d’Emmanuel Chabrier au Royal Opera House Covent Garden, Hänsel dans Hänsel und Gretel à l’Opéra national des Pays-Bas à Amsterdam, Dorabella dans Così fan tutte au Festival d’Aix-en-Provence. Concertiste accomplie, Kate Lindsey a donné les premières auditions d’une nouvelle commande de John Harbison avec James Levine et le Boston Symphony Orchestra. Elle a travaillé avec de nombreux chefs d’orchestre parmi les plus prestigieux au monde, dont Harry Bicket, James Conlon, Emmanuelle Haim, Vladimir Jurowski, James Levine, Lorin Maazel, David Robertson, Jérémie Rhorer et Franz Welser-Möst.

Dates-clés

17 septembre 2017 | Bouffes du Nord | Thousands of Miles, concert avec Baptiste Trotignon

http://www.bouffesdunord.com/fr/calendrier/kate-lindsey-baptiste-trotignon   

25 septembre - 5 octobre 2017 | Opéra-Comique | Miranda, opéra mis en scène par Katie Mitchell

http://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2017/miranda   

10 mars 2018 | Philharmonie de Paris | Ariodante avec Les Arts Florissants / William Christi

http://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/opera-concert/17975-ariodante-haendel

Relations avec la presse

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2017 - UNE ANNÉE MONTEVERDI

Publié le lundi 15 mai 2017

LE BILLET DE JÉRÔME LEJEUNE

DIRECTEUR MUSICAL DE RICERCAR

C’est en 1567 que Claudio Monteverdi naissait à Crémone. Il n’y a rien d’étonnant à ce que ce musicien né dans une ville qui était déjà un centre important de lutherie fut d’abord connu comme instrumentiste. C’est bien comme violiste qu’il fut engagé à la Cour de Mantoue avant d’y devenir maître de chapelle ; par la suite c’est à Venise, tant à l’église qu’à l’opéra qu’il domina la vie musicale de son temps. Sa réputation était déjà immense bien qu’il avait certainement partagé l’éclosion du nouveau langage avec bon nombre de ses collègues.

Après être tombé dans l’oubli, sa redécouverte a permis de se rendre compte de son importance et ce n’est pas sans raison que l’un des premiers grands ouvrages qui lui ont été consacrés, celui de Leo Schrade, n’hésite pas à lui attribuer une part capitale dans l’évolution musicale: Monteverdi Creator of Modern Music (1950).

Depuis sa fondation en 1980, RICERCAR a à maintes fois consacré des enregistrements à son oeuvre, depuis quelques Mottetti a voce sola , enregistrés en 1982 par le regretté Henri Ledroit. C’est avec LA FENICE de Jean Tubéry que fut imaginée une série de sept disques qui illustraient quelques facettes de la musique italienne du début du XVIIe siècle ; chaque disque rapprochait ce répertoire vaste et varié de la riche personnalité du grand Claudio. À l’occasion de cet anniversaire cette collection , L’Héritage de Monteverdi est enfin rééditée en un coffret qui a déjà reçu de très belles distinctions (DIAPASON D’OR et CHOC de CLASSICA).

Dans L’Histoire de la Musique Ancienne que j’ai entamée il y a quelques années sous forme des livres accompagnés d’illustrations musicales, tout un volume (RIC 107) est consacré à l’univers musical italien au temps de Monteverdi. Cet ouvrage illustre bien le rôle capital joué par l’illustre Crémonais, dans l’entourage de la pléiade de compositeurs qui l’ont entouré. (CHOC DE CLASSICA, JOKER DE CRESCENDO).

Récemment RICERCAR a eu l’occasion de révéler quelques compositions de Monteverdi en « première mondiale ». C’est le cas de trois motets mariaux qui complètent l’enregistrement de la Missa in illo tempore par ODHECATON et du premier enregistrement intégral du Prologo écrit par Monteverdi pour les représentations de La Maddalena à Mantoue en 1617 dans une très belle interprétation de SCHERZI MUSICALI.

Cette célébration continue cette année avec le disque consacré à la Musique de la cour de Mantoue au temps de Monteverdi. Ce programme proposé par CLEMATIS est centré sur l’importance de sa musique instrumentale. Voilà un aspect de sa personnalité que l’on oublie trop souvent. Et cependant son frère Giulio Cesare nous rappelle dans une lettre qu’il est remarquable dans ses improvisations sur la viole « alla bastarda ». À son arrivée à la cour, la musique instrumentale y joue un rôle important dominé par la personnalité de plusieurs instrumentistes, principalement le violoniste Salomone Rossi. Ce programme illustre la richesse de la musique instrumentale à la cour de Mantoue au travers des compositions de ce virtuose. Mais Monteverdi est également un maître dans le domaine de la musique instrumentale qu’il manie avec un talent exceptionnel, ce que l’on peut entendre dans les ballets d’Orfeo, dans leBallo delle ingrate ou dans certains madrigaux, comme Tempro la cetra, où le rôle concertant des instruments est fondamental. Cette évocation de la musique à Mantoue au temps de Monteverdi propose également l’irrésistible Ballo di Mantova, une chanson populaire qui a connu d’innombrables versions instrumentales.

Enfin, mais il faudra un peu de patience... Mariana Flores et la CAPPELLA MEDITERRANEA de Leonardo Gracía Alarcón préparent un enregistrement de pièces «a voce sola» qui sera édité début 2018.