La clematis est une fleur agréablement odorante qui représente le principe de l’idéalisme et de la créativité… Voilà qui justifie parfaitement le nom donné à cet ensemble de musique baroque : « créativité » parce que ce répertoire ne peut vivre que par le biais d’une interprétation basée sur l’instant et le renouvellement, « idéalisme » parce que seul le respect des sources authentiques permet cette créativité.

C'est en 2001 que la violoniste Stéphanie de FAILLY crée l'ensemble CLEMATIS dont l'objectif est de travailler le répertoire méconnu du XVIIe siècle. Il aborde aussi bien le vaste répertoire italien que des oeuvres allemandes ou françaises, avec toutefois un intérêt particulier pour les pages oubliées des compositeurs des Pays-Bas comme Nicolaus à Kempis, Carolus Hacquart ou Giuseppe Zamponi. C’est l’ensemble Clematis qui a réalisé la restitution et la re-création de son opéra Ulisse nell isola di Circe qui avait été joué pour la première fois à Bruxelles en 1650.

Formation à géométrie variable, l'ensemble CLEMATIS réunit, autour de sa fondatrice, des musiciens choisis en fonction des différents projets musicaux. Tous sont actifs au sein des meilleures formations baroques du moment. Dans un souci d'authenticité historique, l'ensemble travaille également en étroite collaboration avec des musicologues afin de mettre en place des programmes originaux. La direction de CLEMATIS est répartie entre Stéphanie de Failly (violon) et Leonardo García-Alarcón (clavecin et orgue). Outre ses prestations en Belgique, l’ensemble a donné de nombreux concerts à l’étranger : Pays-bas, France, Italie, Espagne, Pologne, Bolivie, Mexique, Russie…). 

La discographie de CLEMATIS comprend déjà deux enregistrements consacrés à des compositeurs du pays édités chez Musica Ficta : Nicolaus a Kempis et Carolus Hacquart.
Dès 2009, CLEMATIS entame une importante collaboration avec le label RICERCAR. Un premier disque consacré au virtuose baroque italien Carlo Farina a été édité en 2009. Deux nouveaux enregistrements ont été publiés en 2010 : l’un consacré à Girolamo Frescobaldi et l’autre à la redécouverte de la musique profane du compositeur d’origine liégeoise, et maître de la chapelle de la cour de Philippe III, Matheo Romero.