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Le célèbre flûtiste et pédagogue Johann Joaquim Quantz pouvait à juste titre s’enorgueillir d’avoir appartenu au prestigieux orchestre de Dresde ; celui-ci passait, à l’époque, pour être «le meilleur orchestre d’Europe»*. On croît généralement voir dans le fameux Essai publié en 1752 le plus parfait reflet du style berlinois ; pourtant, il serait plus juste d’y reconnaître l’influence profonde de Dresde, dont l’idéal musical avait clairement marqué Quantz dans sa jeunesse, et dont il revendique indiscutablement l’héritage.

Forgé à l’image française, puis, dans la seconde génération, acquis à la cause italienne, la Hofkapelle de Dresde sut faire la synthèse des deux styles pour créer ce qui allait devenir le «goût mêlé» cher aux compositeurs allemands. Quel plus bel emblème européen aujourd’hui que cet orchestre aux mille feux qui comptait à son répertoire Lully, Campra, Haendel, Zelenka, Vivaldi, Tartini, Pisendel, Telemann ?

Il faut comprendre comment la modeste Kapelle de la cour de Saxe, restructurée en 1709 par Auguste le Fort, devint en quinze ans le point de ralliement des meilleurs musiciens européens en même temps qu’une phalange modèle dont on louait la discipline, les couleurs et la virtuosité.


* «L’orchestre qui est le mieux distribué et forme l’ensemble le plus parfait, est l’Orchestre de l’Opéra du Roi de Pologne à Dresde». Jean-Jacques Rousseau, Dictionnaire de musique.