Voici les Vêpres de Monteverdi comme vous ne les avez jamais entendues ! « Ces Vêpres je les vois comme un grand rituel incantatoire qui unit le sacré au païen, l’intime au collectif. Cette sensation puissante, je l’ai éprouvée dans mon enfance, à de nombreuses reprises, au coeur d’une abbaye : la lumière intense et chaude d’une fin de journée d’été, pénétrant par l’ouest et se reflétant jusqu’au choeur » dit Simon-Pierre Bestion. Le fondateur de La Tempête a fait des choix très personnels pour cet enregistrement, notamment sur la composition de l’orchestre, qu’il a enrichi d’instruments venus de cultures différentes, comme le serpent ou le chitarrone. Il a ajouté des « faux bourdons », chants simples et improvisés, issus de la tradition populaire. Les couleurs des voix de ces Vêpres sont également très particulières. Bestion s’inscrit dans la lignée des polyphonies orales, comme il en subsiste encore en Corse, en Sardaigne ou en Géorgie.        

« On ne saurait lui reprocher d’avoir eu de l’imagination, ni d’avoir su transformer l’œuvre hybride que sont ces Vêpres en grande fête (religieuse) populaire, où la ferveur épouse la joie, et où la qualité de la réalisation instrumentale et vocale décourage toutes les critiques. »
Télérama