ATTENTION: Ce coffret ne peut être livré que dans les régions suivantes: Etats-Unis, Europe et bassin méditerranéen.

Avec la participation de : Paolo Fresu, Dave Liebman

Il a de la suite dans les idées, le groupe After in Paris. Dans leur premier disque, en 2004, au titre éponyme- pour le label Night Bird de Jean-Jacques Pussiau, Claire Michael, Jean-Michel Vallet et Patrick Chartol avaient dédié un titre à David Lynch. Déjà une attirance pour l’atmosphère d’un certain 7ème art, fait de mystère, de fantasmes et d’étrange. Cette fois, avec « Time cycle », c’est tout un album qui est placé sous le signe du cinéma. 51 minutes chronomètre en mains, quasiment ces 52 minutes qui définissent le documentaire. Mais là s’arrête la comparaison. Nos trois complices-Claire, saxophones, voix, flute, programmation, Jean-Michel, piano, Fender Rhodes, claviers, programmation, Patrick, basse(s) batterie, claviers et programmation- adoptent une vision tout à fait subjective. Ils n’entendent pas livrer une encyclopédie sonore du cinéma. Avec leurs invités, Paolo Fresu et Dave Liebman, ils nous projettent leur univers, hypnotique, mystérieux, fantastique. L’univers électro-acoustique forme le décor, mouvant, les cuivres suscitent le suspense, la voix (de Claire) évoque l’étrangeté. Nous sommes ailleurs. Là où les couleurs se mixent (les notes bleues du jazz, les films noirs et les nuits blanches). « Short Cuts », l’une des 13 compositions originales ici données aurait pu être repris comme titre de l’album. Tant la référence au réalisateur Robert Altman et à l’auteur de Nouvelles, Raymond Carver, semble s’imposer pour ce puzzle musical. Chacun des titres s’imbrique dans cet ensemble. La musique est à l’unisson avec la voix ou plutôt les voix. Les extraits parlés de films (Shadows de John Cassavetes, Le Faucon Maltais de John Huston, Citizen Kane d’Orson Welles) ou d’émissions radiophoniques (La Guerre des Mondes de Welles encore, CBS Radio Mystery Theater) collent aux notes. On se souvient du mot comminatoire d’un écrivain : « ne mettez pas de musique sur mes vers ». Pas de risque ici de placage ou de détournement avec After in Paris. Ils sont « dans » le scénario.