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Alexander Alexandrovich Alyabiev (1787-1851) est sans conteste le plus grand musicien russe de sa génération (celle d'avant Glinka). Comment dès lors se fait-il qu'il ne soit pas mieux connu ? C'est qu'on a affaire à un personnage de roman : officier de l'armée russe, il est à Paris en 1812, associé au mouvement de Décembre et injustement convaincu de crime dans les années 20, déporté en Sibérie dans les années trente (il y organisera une rencontre entre musique caucasienne et musique « blanche » quelques bonnes décennies avant Borodine), retour en 1843 seulement à Moscou, en mauvaise santé. C'est en prison qu'il écrivit sa célébrissime romance Le Rossignol que devaient populariser des variations de Glinka, de Liszt et de Vieuxtemps. Mais ce rossignol-là cache un sérieux patrimoine : cinq opéras, 23 vaudevilles, de la musique symphonique, de chambre (le quatuor Beethoven enregistra, jadis, ses très beaux quatuors) et de piano. Alors, par où commencer ? Par ce beau programme symphonique, confié au meilleur orchestre de chambre russe d'aujourd'hui et à son directeur musical, le superbe violoncelliste Alexander Rudin. On découvre un compositeur proche du premier Schubert, personnel et inventif, qui mérite mille fois mieux que son sort actuel !

10/10 Classics Today award