Après une version de Dido and Aeneas de Purcell qui n'a laissé personne indifférent, mais qui a su trouver son public un peu partout dans le monde (« Didon et Enée de Purcell, réveillé par un chef qui refuse la tiédeur » Gilles Macassar pour Télérama), Teodor Currentzis a gravé pour Alpha, avec son orchestre sibérien, une quatorzième symphonie de Chostakovitch à couper le souffle. Toujours la même approche : un respect scrupuleux de la partition, de ses sources manuscrites et de son contexte musicologique pour mieux lui communiquer une nouvelle énergie. Currentzis n'est pas un artiste qui bouscule la musique pour en tirer des effets artificiels. Au contraire, cet enregistrement le prouve une fois encore, la force de sa direction vient, avant tout, d'un respect scrupuleux des plus petits détails pensés par le compositeur, englobés dans une vision générale cohérente de bout en bout.
Une leçon à méditer sur ce que « l'esprit musique ancienne » peut apporter à tous les répertoires.

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