ATTENTION: Ce coffret ne peut être livré que dans les régions suivantes: Etats-Unis, Europe et bassin méditerranéen.

Lorsqu’en 1999, Andrew Manze enregistre (Harmonia Mundi France) les deux collections de sonates Op. 3 & 4 de Giovanni Antonio Pandolfi Mealli, datant de 1660 et imprimées à Innsbruck, notre connaissance de ce personnage est pratiquement nulle : pas d’information biographique autre son engagement en tant que musicien à la cour des Habsbourg à Innsbruck cette même année. Grâce au travail d’archive du musicologue italien Fabrizio Longo (2005), nos connaissances ont beaucoup grandies.

Antonio Pandolfi est né à Montepulciano (Toscane). Peu après, sa famille déménage à Venise, puis Antonio est engagé au service de la princesse de Médicis à Innsbruck, comme de nombreux autres compositeurs toscans. Après quoi nous localisons le musicien à Messina (Sicile) comme violoniste à la chapelle de la cathédrale où il assassine le castra romain Giovanni Marquett. Pandolfi prend alors la fuite à bord d’un navire français, allant d’abord en France puis à Mardid où il parvient à se faire engager ches les Habsbourg espagnols. Il y restera jusqu’à la fin de sa vie.

Gunar Letzbor nous offre une interprétation vigoureuse de la seconde collection d’un « compositeur pris entre l’homicide et les affects musicaux », pour citer le titre de la notice d’Herbert Seifert. Ce qui est remarquable dans les oeuvres imprimées de Pandolfi conservées, est qu’il dédicace pratiquement toutes ses sonates à des collègues rencontrés dans des chapelles musicales, allant jusqu’à donner à chaque oeuvre le nom de l’un d’entre eux. On ne sait pourtant pas si la musique illustre le caractère des dédicataires… Cela restera un mystère…

La collection précédente des sonates (Opera Terza) sera éditée durant la seconde partie de l’année. La présence d’un grand continuo pour interpréter les sonates pour violon de Mealli atteste de l’influence de l’opéra sur la musique instrumentale, telle que pratiquée à la cour d’Innsbruck: Colachon, guitare, archiluth, clavecin, orgue et violone. Dans les premiers opéras, les timbres très différentiés des instruments du continuo exprimaient clairement les différentes émotions.

Après Bononcini (A 335), Conti (A 309), Caldara (A 324), Viviani (A 302) et Bertali (A 340), Gunar Letzbor (né en Autriche mais vivant an Italie) continue ses recherches sur les connections entre l’Italie et l’Autriche durant l’ère baroque.