Comme toutes les rencontres, celle entre Leonard Bernstein et Maurice Ravel a son potentiel. Le mélange des rythmiques et de l’engagement de l’un avec le raffinement mélancolique des palettes sonores de l’autre est riche de promesses. Mais la question n’est-elle pas tant d’apprécier la rencontre que de comprendre ce qu’elle fait émerger ? C’est ce « quelque chose » à l’entredeux que proposent d’explorer les musiciens du trio Zadig et l’oeuvre Asfar du compositeur Benjamin Attahir, nous offrant l’occasion d’éprouver ce qui, dans la démarche créatrice moderne, chercher à se jouer de la frontière en nous dévoilant les pays fertiles qui s’y cachent.