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Albinoni
Un rêve : flâner dans les ruelles de Venise avec un baladeur en poche et dans les oreillettes le nouveau trésor de 415, laisser le Largo frémissant qui ouvre l'album rythmer nos déambulations vers cet ailleurs que promet chaque tournant du sérénissime labyrinthe, marcher sans but, émerveillé par les façades toujours mouvantes sous les reflets des canaux et par un compositeur qui nous avait jusque-là semblé mineur. C'est que l'art d'Albinoni est fragile, moins affirmatif que celui de son ami Vivaldi, et totalement extérieur à son ambition virtuose. L'art d'un dilettante veneto qui entend seulement charmer, dans une ville de plaisirs et de jeux - lui-même était vendeur de cartes. Chargez le trait d'intentions, démontrez : la musique étouffe. Relâchez-le, négligez l'éloquence : elle s'évanouit, toile de fond anodine. Trouvez son équilibre, qui aussi entre l'emphase et la nonchalance, elle captive, dès ce Largo - encore lui ! - où les archets de 415 se déploient en coloratures et dans le même geste s'abandonnent, suspendus aux grands appuis des basses comme un harnac balancé entre deux chênes. Plus que dans le mouvements lents, dont le rubato et la sensualité renvoient au travail fondateur de Banchini sur le violon italien, depuis ses fameux Corelli (HM), c'est dans les allegros qu'on trouvera la proposition la plus singulière de l'album. 415, en formation légère, idéalement réactive, en fait une série de jeux musicaux, la conversation agréable de lettrés dans une académie; l'un propose un thème, l'autre répond aussitôt, l'esprit est vif, les oreilles grandes ouvertes. Sans théâtralisation inutile, les idées rebondissent, et quand elles s'épuisent, on se pâme à nouveau, puis on débat, puis on chante encore, pour le simple plaisir d'être en si bonne compagnie dans la plus belle vielle du monde. Diapason d'or Gaetan Naulleau Avril 2009 Un rayon de soleil illumine l'espace... Sous la direction de la violoniste suisse Chiara Banchini, tous les musiciens respirent, phrasent, maintiennent le son jusqu'à leur dernier souffle, et ne brisent jamais l'expression....Un disque exemplaire. Dans sa concision, la notice est un modèle. Pierre Yves Lascar **** Classica Avril 2009 Disco da amare dal primo numero all'ultimo. Come sempre quando c'è di mezzo Chiara Banchini, violinista-capo del suo Ensemble 415, c'è il salto di qualità. Basta la malia del lunare Largo iniziale per rendersene conto. Ma in genere tutti i movimenti lenti di questa registrazione dedicata al veneziano Tomaso Albinoni evidenziano un'interpretazione straordinaria: altro da quanto si può ascoltare di molto bello in materia di retorica barocca. Qui c'è qualcosa in più: è tangibile il mistero nella resa degli affetti. È avvertibile un languore arcano, struggente, che ha a che vedere con una Venezia ineffabile, annidata sotto una superficie sgargiante e solare. Qui vince l'ombra sulla luce. E una metamorfosi timbrica che soprattutto nei tempi quieti si crea e si dissolve, emerge da un'oscurità anfibia e lì rientra. La magia sonora dei sei archi del gruppo (due violini, due viole, violoncello e contrabbasso), del cembalo e della tiorba ci svela un autore famoso, ma non eseguito abbastanza, che nelle sei Sonate dell'Opera Seconda edite nel 1700, intitolate Sinfonie a Cinque, assembla gli strumenti anticipando la grande era del concerto veneziano. Corelli e Torelli (referenti obbligatori in materia) qui non c'entrano. C'è solo Albinoni il grande, che con una poesia tutta sua fa incontrare il rigore del contrappunto con una fantasia creativa disinibita. Intelletto ed emozione. Occorrerà aspettare Vivaldi per ritrovare un connubio del genere: 25 anni dopo, nel celebre Cimento dell'Armonia e dell'Invenzione>>. Nicoletta Sguben, Amadeus, giugno 2009

Diapason Or award