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Schubert - Les impromptus - Alexei Lubimov
Encore une réussite, autant artistique que technique, à mettre à l'actif de l'éditeur Zig Zag avec les deux cycles de quatre impromptus op 90 D 899, op 142 D 935 de Franz Schubert. D'esprit très ouvert, conjuguant avec autant de bonheur le traditionnalisme et l'avant-gardisme, le pianiste russe Alexei Lubimov les interprète ici sur des pianoforte historiques, restaurés par Edwin Beunk et contemporains du compositeur : Matthias Müller et Joseph Schantz. Ils ont été enregistrés à Haarlem aux Pays-Bas dans une église dont l'acoustique naturelle favorise l'interprétation à la fois virtuose et nuancée de ces compositions ambitieuses. Parfaitement positionnés dans l'espace, ils conservent en effet une définition sans fard qui favorise l'articulation du jeu et le rendu de ces nuances. Les timbres sont superbes, les attaques franches et la signature de ces instrumentales reste bien différenciée. Un piano forte n'aura jamais le coffre et la capacité dynamique d'un Bösendörfer Impérial, il faut donc respecter sa personnalité et cet enregistrement y contribue avec beaucoup de neutralité. Le plaisir d'écoute est présent de bout en bout sur cet album authentique et riche, capable de transmettre de très belles émotions... Philippe Viboud - Coup de Coeur de la Revue du son Janvier 2010 Par sa légèreté et sa plénitude de touche mises au service d'une pensée aussi puissamment construite qu'intensément dramatique, cette intégrale des Impromptus s'impose comme un disque avec lequel il faudra désormais compter. Loin des effets de manche creux et du narcissisme hypertrophié de certains de ses jeunes collègues dans le même répertoire (David Fray, Virgin), c'est un bonheur et, au-delà, une leçon, d'entendre rayonner ici un Alexei Lubimov de 65 ans qui possède, lui, la véritable jeunesse, celle pour qui le cœur primera toujours sur le calcul et dont la fougue n'exclut pas l'humilité. JC Pucek - Passée des arts 8 février 2010 Lubimov : un Schubert pour l'éternité Des Impromptus comme dans un rêve Généralement, on prétend qu'une interprétation sur instrument d'époque permet de retrouver le son d'origine. Peut-être, mais personne n'était là hier pour en témoigner aujourd'hui. Ce dont on est sûr, en revanche, c'est que les oreilles de maintenant sont bien loin de celles du passé, que les bruits du XXème siècle nous ont éduqués autrement. Engager un débat sur l'authenticité d'un son risque ainsi de tomber dans la discussion oiseuse... Ces Impromptus de Schubert sur pianoforte sont, justement, si extraordinaires qu'ils permettent de couper court à toute discussion : seule compte la façon d'interpréter. Utilisant à merveille le timbre et la faible résonance d'instruments méticuleusement choisis, Alexei Lubimov refuse toute ornementation prétendument romantique, privilégie la rigueur et l'exigence rythmique, donne un relief tout à fait inhabituel. Entre les graves, dont la profondeur accentue le côté dramatique, et les aigus, dont le glissement renforce le caractère nostalgique, il développe un jeu où la nuance n'est pas là pour mettre en valeur son talent (certain) mais pour enchaîner les états d'âme d'un Schubert tantôt aérien et lumineux, tantôt sombre et désespéré. On saisit les contrastes comme rarement, sans pour autant que ce son inhabituel rogne la beauté des mélodies et l'émotion qu'elles dégagent. Gérard Pangon Franz Schubert Impromptus D 899 et D 935 Alexei Lubimov (pianoforte) 1 CD Zig Zag Territoires ZZZT 100102 (2009) mis en ligne le vendredi 19 fevrier 2010 Franz Schubert à vif Ici point de pièces légères voire divertissantes, mais une douleur vive dissimulée derrière le sourire de la mélodie schubertienne. A la fois évoluer dans un univers de tristesse et de joie : voilà le pouvoir qu'Alexei Lubimov prête à la musique de Franz Schubert en général et aux Impromptus en particulier. Cette ubiquité paradoxale, il parvient admirablement à la suggérer dans son jeu et dans ses options instrumentales. Philippe Venturini Choc Classica Février 2010

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