• Leoš Janáček

    Pièces pour piano : Sur un sentier recouver 1911 - Sonate 1.X - Dans les Brumes

    Hélène Couvert

    Pièces pour piano : Sur un sentier recouver 1911 - Sonate 1.X - Dans les Brumes 1 cd ZZT 080902
    Zig-Zag Territoires

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Leos Janacek - Pièces pour piano - Hélène Couvert
Bien des pièces pour piano de Janacek pourraient porter le sous-titre "Lettres intimes", qu'il a réservé à son quatuor à cordes. Celles qui sont réunies dans le recueil Sur un sentier recouvert ou qui dessinent le polyptique Dans les brumes s'apparentent toutes à des voyages intérieurs. Hélène Couvert les entreprend sans chercher à percer les mystères intérieurs. Hélène Couvert les entreprend sans chercher à percer les mystères du compositeur tchèque, mais leur confère une portée universelle en puisant dans ses propres secrets. Son interprétation valorise à merveille ces imprévus qui signent l'expression de Janacek. Pierre Gervasoni - Le Monde - 26 août 2008
Les œuvres pour piano de Janácek écrites dans la première décennie du XXe siècle présentent un langage original : abrupt, dépouillé, secret et troublant, qui ne recourt pas aux « gestes pianistiques » - alors que Janácek était pianiste et organiste de formation. Critiques sur internet [Rue 89 - Nathalie Kraft - une pianiste dans l'intimité de la douleur->http://www.rue89.com/droles-de-gammes/2008/11/07/helene-couvert-une-pianiste-dans-lintimite-de-la-douleur] [La jeune pianiste française Hélène Couvert (née en 1971) crée la surprise avec cet enregistrement mature, irradiant d'authenticité et de pertinence .RESMUSICA->http://www.resmusica.com/article_5768_cd_compositeur_zig-zag_territoires_sur_les_sentiers_de_leoš_janaček.html] Sur un sentier Recouvert, Sonate 1.X.1905, Dans les brumes Au sujet du « Sentier recouvert », Janácek avoue la dimension autobiographique de l'œuvre : le cycle est un cheminement « le long d'un sentier envahi d'herbes », et les pièces sont autant de « souvenirs lointains » qui lui sont chers, recélant « plus de souffrances qu'on ne peut le dire ». Diverses sources permettent de reconstituer le champ sémantique associé aux intitulés définitifs : Nos soirées, la Feuille, Venez avec nous, La vierge Frydek, La Parole manque, Bonne Nuit, Angoisse indicible, En Pleurs, La Chevêche ne s'est pas envolée... Ces pièces modestes sont loin d'être d'une interprétation facile, en particulier à cause des irrégularités rythmiques, des articulations inhabituelles, des contrastes prononcés, des couches rythmiques serrées dans le médium du piano, enfin de cette errance organique du discours que l'interprète doit pouvoir « construire » dans son jeu. Le cycle « Dans les Brumes » est un cheminement dans l'inconnu, une musique expérimentale, d'une grande modernité. Le langage y est plus troublant encore que dans le Sentier. La Sonate pour piano fait partie des œuvres que Janácek voulut détruire, par un excès d'autocritique. Il la dédie « A la mémoire d'un ouvrier tué lors des manifestations en faveur de l'université de Brno », et ajoute une épigraphe précisant les circonstances. La sonate transcende l'événement concret qui l'a motivée. Janácek ne s'est pas exprimé sur le contenu de l'œuvre, qui garde le secret de son inspiration peut-être plus intime. Marianne Frippiat