Parler de François Couperin : il n’y aura sans doute pas grand-chose à en dire. Les historiens nous ont déjà très bien tracé son histoire – ou le peu que l’on en sache – ; son portrait, fugitif tant les documents sont rares, a été suffisamment dressé – sa biographie est assez lâche.

Qu’est donc Couperin, hors sa musique ? Un assez vague fantôme, alors que sa musique, à l’évidence, est une des plus caractérisées qui soient. Sa musique, il faut la jouer, il faut qu’elle existe – il est inutile de tenter de la décrire encore : il faut qu’elle sonne, et l’on comprendra peut-être quelque chose d’important en la faisant vivre.

Ces mots de l’interprète disent tout, et nous ramènent à l’essentiel : laissons nous aller à l’écoute, laissons nous aller au plaisir de redécouvrir un pilier du répertoire pour clavier français. Alors nous comprendrons le succès du premier volume…