ATTENTION: Ce coffret ne peut être livré que dans les régions suivantes: Etats-Unis, Europe et bassin méditerranéen.

“J’aime le jazz qui dépasse le jazz ». Tout Eric Watson est dans cette confidence en forme de manifeste. De formation on ne peut plus classique (conservatoire), le pianiste n’a jamais renié ses origines mais sans s’interdire aucune aventure sur le terrain de l’improvisation. Américain de naissance et français d’adoption, il n’aime rien tant que sa liberté. Refusant les frontières et classifications, Eric Watson voue ainsi autant d’admiration à Thelonious Monk qu’à Charles Ives qui, à ses yeux, représentent « le yin et le yan de l’esprit iconoclaste américain ». Cette indépendance caractérise ses (nombreuses) compositions courant sur trois décennies. Et tout spécialement dans l’exercice du solo-le test infaillible pour juger d’un jazzman- dont il donne des preuves depuis 1981 à l’invitation, déjà, de Jean-Jacques Pussiau, « Bulls Blood » (Owl). Suivront en 1986 « Child in the Sky » (Owl) et en 2001 « Sketches of Solitude » (Night Bird Music). Dans “Memories of Paris” on retrouve cette musique vivante dont Eric Watson se fait le chantre. Egrener ses souvenirs de la capitale-métropole qu’il aborda en 1978, c’est l’occasion rêvée de laisser s’exprimer son lyrisme et son exubérance. De Pigalle (Rue des Martyrs) au Palais Royal (Rue de Beaujolais) à Montmartre (Rue des trois frères) et Clichy (Cité des Fleurs), Eric Watson nous conte, avec ses propres compositions, « son » Paris : romantique, primesautier, frondeur, trépidant. Dans ce périple musical en forme de suite, le pianiste-compositeur mobilise ses arguments : la rigueur allant même jusqu’à l’ascétisme et la générosité tendant vers la fougue. Ses exercices solitaires devant les 88 touches de son piano prêtent à la rêverie et à la prise de conscience. C’est peut-être cela qu’on appelle le jazz.