« Le Congrès ne marche pas, il danse » : le mot du prince de Ligne à propos du Congrès de Vienne (1814-15) résonne encore deux siècles plus tard. Malgré le fox-trot, le calypso, le rock et le rap, la valse n’en a toujours pas fini d’exprimer le monde tel qu’il tourne. Jan Michiels et Inge Spinette, sur leur splendide Pleyel 1892 capté au Conservatoire Royal de Bruxelles, nous invitent à un parcours exceptionnel, où Schubert, Brahms, R. Strauss et Ravel sont entrelardés des délicieuses « Kurzere Walzer » de Wolfgang Rihm. Un récital de piano à quatre mains qui s’écoute comme l’on voit un beau film choral : on en sort plein d’images, de couleurs, de personnages, l’esprit comblé et un tendre sourire aux lèvres.