Pour Stockhausen, ses pièces pour piano sont des « dessins », des morceaux dans lesquels il esquisse des idées sans la complexité de l’apport chromatique de timbres instrumentaux. Plus particulièrement, les premières œuvres présentées ici donnent à entendre un compositeur aux prises avec le défi de la sonorité électronique, à la recherche de « courbes enveloppes » permettant à l’ancien outil de rivaliser avec le nouveau. Joué ainsi par Tudor dans cet enregistrement historique, le piano livre sa réponse au synthétiseur. – Kyle Gann