Ce premier enregistrement du Maxwell Quartet se démarque par son approche innovante : chaque quatuor de l’opus 71 de Haydn est couplé à une chanson ou une série de chansons traditionnelles d’Écosse, pays natal de l’ensemble. Ce quatuor primé estime en effet que la musique classique est intimement liée à son héritage musical populaire, et tente de marier les deux univers dans ce programme unique. L’enchaînement des trois quatuors est ainsi interrompu par des arrangements de musique traditionnelle écossaise réalisés par le Maxwell. L’objectif est de célébrer et de mettre en lumière cet héritage ayant influencé tant l’interprète que le compositeur malgré les siècles qui les séparent. Contre toute attente, il n’existe que peu d’enregistrements récents de l’opus 71, qui contient pourtant quelques-unes des pages les plus virtuoses écrites par Haydn pour quatuor à cordes. Chaque quatuor possède une qualité unique : le n° 1 est extrêmement joyeux, le n° 2 est lyrique et romantique et le n° 3 est sans doute le plus innovant au niveau de la composition. Salué pour son incroyable talent de conteur et de communicateur, le Maxwell Quartet présente ici un premier opus inventif qui renforcera la réputation croissante dont il jouit en tant que l’un des quatuors à cordes les plus enthousiasmants du Royaume-Uni.

« Pour ceux qui pensent que les quatuors de Haydn sont ennuyeux : écoutez ce disque ! »
France Musique
« Le Maxwell Quartet en propose une lecture équilibrée, à la fois teintée d’énergie et de respiration, forte aussi d’une cohésion parfaite. On aurait pu s’arrêter là et s’en contenter. Mais les quatre jeunes Écossais (Colin Scobie et George Smith aux violons, Eliott Perks à l’alto etDuncan Strachan au violoncelle) vont plus loin : après chacun des trois Haydn, ils ont enregistré, en codicille, des transcriptions pour quatuors de mélodies populaire de leur culture locale. Histoire de faire joliment écho aux inspirations écossaises qui, parfois, traversèrent aussi l’oeuvre du grand maître. »
La Libre Belgique