Joël Grare, percussioniste et infatigable chercheur de sons et d’instruments rares, signe ici sont troisième album chez Alpha : « des pas sous la neige, premiers sons de l’innocence, sonnailles et grelots, happés par la montagne »…. Au fil de ses compositions et de ses inspirations (Debussy, Bartok), il chemine au gré de ses émotions de ses incroyables instruments : Tambours, balafon, mélodica sont rejoints par les tambours japonais et autres sanza, sonnailles, toupins, trompiki, bâton de pluie, plaque à tonnerre…. ainsi que son fameux clavicloche : « un début d’après-midi de janvier 1986, je me rendis chez Devouassoud à Chamonix, fabricant de clarines et de sonnettes qui ornent le cou des bêtes et emplissent la montagne de leurs tintements (…) J’intégrai ses cloches à mon set de batterie. Sans imaginer que ces nouvelles venues, suspendues au milieu de mes cymbales, deviendraient au fil des ans un instrument à part entière. Il faut savoir que contrairement aux cloches d’églises, dont le cahier des charges sur l’accord est très strict, la justesse des sonnailles est toute relative. Quelques notes suffisent pour repérer le troupeau, on parle alors de sourdes pour les graves et de claires pour les aiguës. Quand vous cherchez à obtenir un jeu au diapason, sur plusieurs centaines de cloches testées, peu sont élues... constituer un jeu chromatique de 3 octaves et demie m’a demandé une bonne vingtaine d’années ! » (Joël Grare)