George Enesco : 3ème sonate op.25 / Impression d'enfance - Maurice Ravel : Tzigane - Fritz Kreisler : Pièces - Maurice Emmanuel : Suite sur des thèmes Grecs op.10


Ce récital a le parfum bien particulier des mélodies populaires et de l'improvisation. Il révèle un besoin sincère de liberté. Bismuth trouve une véritable authencité d'âme et de ton. JM Molkhou Diapason


A l'image du célèbre violoniste Fritz Kreisler (1875-1962) qui prônait « la vérité sans l'authenticité » quand il évoquait son attirance pour les musiques traditionnelles, la plupart des compositeurs s'étant intéressés de près à ce répertoire - presque toujours pour servir d'antidote au monde tonal et à ses derniers avatars - ont navigué entre leur intérêt pour un « folklore réel » et la nécessité de le recomposer pour en faire naître un « folklore imaginaire », plus proche de l'esprit que de la lettre. C'est par exemple ce qu'ont fait Debussy et Ravel, passionnés qu'ils étaient d'Espagne ou d'exostisme, sans qu'ils songent à voyager à la rencontre de ces musiques - l'impression qu'elles procuraient comptant plus que leur entité - ; ce qu'a voulu Béla Bartok, dont l'immense collectage des traditions roumaines et hongroises a surtout impulsé la refonte d'un modernisme personnel ; ou ce qu'a enfin choisi Enesco qui, tout en étant profondément imprégné par les traditions populaires roumaines, a cherché à en combiner la liberté aux canons classiques des formes occidentales. Emmanuel Hondré A l'instar de Enesco ou Kreisler, Patrick Bismuth joue un violon monté avec des cordes en boyaux. Anne Gaels accompagne Tzigane de Ravel avec le luthéal du Musée des Instruments de musique de Bruxelles et pour les autres pièces joue un grand piano Erard.