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Avec la participation de : Eric Perez, Jean-Christophe Jacques, Laurent Chavoit

« J’ai eu beaucoup de mal à choisir, comédienne ou chanteuse ». Cet aveu reflète bien la personnalité et l’originalité de Leila Martial. Expressive, la jeune chanteuse joue de sa voix comme d’un instrument et propose un langage authentique. Ce n’est pas un hasard si son groupe se dénommait initialement « Mime & Phonium », soit « Le geste et le son ». Cette singularité est déjà appréciée par les professionnels : le très rigoureux jury du Concours national de jazz de la Défense lui a décerné en 2009 le premier prix de soliste, récompensant pour la première fois de son histoire une chanteuse.
Ses qualités, Leila Martial les tient d’abord de ses origines. Elle est véritablement ce que l’on appelle « une enfant de la balle » : un père hautboïste classique et professeur de solfège, une mère chanteuse lyrique. Sa voie est tracée : la jeune ariégeoise joue du piano et chante. L’école, ce sera le collège de Marciac, la cité gersoise réputée pour son festival international de jazz, où elle apprend les rudiments du métier aux côtés d’un futur espoir du saxophone, Emile Parisien. Et pourtant Leila hésite : elle intègre le conservatoire d’art dramatique de Castres. Mais la passion du jazz est la plus forte et à 17 ans elle entre au conservatoire de musique de Toulouse pour trois ans d’études couronnées d’un prix, bientôt suivies d’un semestre au conservatoire de San Sebastian. Les bases sont acquises-le répertoire, la technique vocale-le tempérament est là. Reste à conquérir une personnalité. Leila se lance sur scène, en duo (avec un guitariste, un accordéoniste), en grand orchestre. Elle aime avant tout improviser, commence à forger son propre langage sur base d’onomatopées . « Très tôt les langues étrangères m’ont fascinée, je passais des heures à les imiter et à en inventer de nouvelles. Lorsque j’ai entendu Médéric Collignon pour la 1ère fois, ce fut comme une révélation, j’ai été troublé par les affinités esthétiques qui nous reliaient, j’ai cru quelques minutes que c’était moi qui chantait ». Refusant les classifications, Leila entend être une « chanteuse tout terrain ». Ses inspirations, elle les puise dans la musique tzigane - sa toute première passion - le classique - l’influence de ses parents -, le contemporain – Steve Reich, Arvo Part - le jazz bien sûr- avec un faible pour Betty Carter, Abbey Lincoln, Eric Dolphy, Médéric Collignon - mais aussi la chanson - Barbara, les Beatles, Simon & Garfunkel…
Son premier album - non commercialisé - sera consacré à des standards. Début de reconnaissance du milieu. Leïla se sent pourtant à l’étroit. Elle se met à la composition et se passe du « carcan harmonique » du piano. Son quartet se forme, en 2007 avec Eric Perez, “mon alter ego” (batterie, sampling, voix), Jean-Christophe Jacques (saxophones ténor et soprano), Laurent Chavoit (basse). Un groupe qui obtient son visa de renommée nationale en décrochant deux ans plus tard le 3ème prix du Concours de la Défense.
Ainsi rassurés, les quatre enregistrent leur premier disque, fait de compositions originales à l’exception d’un titre signé Billie Holiday et Mal Waldron. « Ce disque est à notre image, entre densité et dénuement », analyse justement Leïla. Jeune femme frêle, Leila Martial s’impose aujourd’hui avec un langage où l’intensité alterne avec la fragilité.
 

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