Combattimento di Tancredi e Clorinda, Interrote speranze, Altri canti d'Amor, Altri canti di Marte, Lamento della ninfa, Hor che'l ciel e la terra, Altri canti di Marte, Con che soavità

C'est ainsi que le Combat fut représenté dans la Palais de l'Illustrissime et Excellentissime seigneur Girolamo Mozzenigo, pendant le Carnaval, comme passe-temps à la veillée, en présence de toute la noblesse qui fut saisie d'un tel sentiment de compassion qu'elle fut sur le point d'en pleurer et elle y applaudit parce que c'était un genre de chant que l'on avait jamais ni vu ni entendu." Claudio Monteverdi 1638 - Préface du 8e livre de madrigaux ... tout comme le public auprès duquel Akadêmia va à la rencontre dans les petites églises de Champagne-Ardenne 4 siècles plus tard. Sur la trace de Monteverdi dramaturge, Françoise Lasserre lit ce combat à la lumière des philosophes antiques qui influencèrent tant cette période charnière de l'histoire de la musique, en livrant les règles de la représentation des passions (Aristote) et de l'imitation de la nature (Platon).


Dans cet esprit, l'idée de raconter, de montrer par les intonations du discours a présidé au choix des voix très caractérisées : Jan van Elsacker en Testo - conteur qui „veut prendre chacun dans son coeur“, Hervé Lamy en Tancrède altier et Guillemette Laurens en guerrière transfigurée par son baptême final. La même démarche s'affirme dans les autres pièces ; la déploration de la Nymphe, les chants de guerre ou d'amour... Une puissance émotionnelle s'y dégage qui opère telle la catharsis décrite par Aristote.