Souvent dénigré par les folkloristes et autres spécialistes de la musique brésilienne, le coco, originaire de la région fertile et verdoyante du Nordeste, en représente pourtant un des aspects primitifs les plus intéressants sur le plan généalogique. 

On peut ainsi déceler dans le coco plusieurs influences hétérogènes: la rythmique répétitive africaine, héritée des premiers esclaves angolais et congolais arrivés au Brésil; la versification dont la forme est d’ascendance portugaise, mais aussi la riche iconographie convoquée par le texte, faite de faune et de flore autochtone, témoignant d’influences indigènes et amérindiennes. Dona Selma, la plus grande “tireuse de coco” des quartiers populaire d’Olinda, descend d’une famille de “tireurs” et pratique le coco depuis plus de trente ans au moment de cet enregistrement (1996). Et on peut entendre sa propre descendance l’accompagner sur les morceaux qui le composent. 

Ce jeu musical collectif s’organise autour du “tireur”, qui sélectionne un répertoire de vers traditionnels ou de compositions personnelles. Une sorte de ronde plus ou moins libre de participants, les coquistas, défile autour du tireur et lui répond en choeur, tandis que des percussions élémentaires accompagnent le tout pour une durée variant en fonction de l’énergie des fêtards. Dona Selma est considérée justement comme une des tireuses les plus intarissables...

Livret disponible ci-dessous en français, portugais et anglais.

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