C'est un carnet de route, celui que je n'ai jamais vraiment tenu. S’y côtoient pêle-mêle mes années de blues/rock et de musique ancienne ; les milliers de kilomètres parcourus avec ce fameux théorbe, les villes et les campagnes, le rail, les cieux, les parfums, les lumières ; mais surtout, la musique des gens.

  • Partite variate sopra quest'aria francese detta l'alemana est une mise en tablature de A.Piccinini d'un air que l'on appelle également la Monica.
  • Dans l'Amérique du Nord de la fin du 19e siècle, les vagabonds du rail (Hoboes) gravaient leur pseudonyme de trimardeur le long des voies, ils l'appelaient leur Monica... Corrente VI sopra l'alemana, du même compositeur, est le pendant énergique à l'allemande noble et méditative.
  • Comme un Beffroi est tiré d'un rêve… Rosemary Standley  a apposé ses mots sur la mélodie et les chante.
  • La toccata Nona de J.H.Kapsberger est associée ici à Perivoli Blue. Perivoli, village au sud de l'île de Corfou.
  • Thanks Toumani ou ma fascination pour la musique mandingue.
  • L'Arpeggiata a mio modo de B.Castaldi représente un de mes premiers défis au théorbe.
  • Gnossienne n°1 de Erik Satie est arrivée sous mes doigts sans prévenir et s'est faite une place par une de ces évidences qui ne se contredisent pas. C'est la pièce choisie par mon ami photographe Richard Dumas (cover et portrait du livret) pour réaliser le clip vidéo de l'album.
  • Bergamasca de J.H.Kapsberger. Avec cette danse originaire de Bergame en Italie, le théorbe devient un instrument festif et léger ;
  • Dans la chambre de mon théorbe. Sur cette passacaille de J.H.Kapsberger, on entend l'acteur et auteur Jean-Luc Debattice lire un poème qu’il m'a dédié.
  • A tea with Bach est un arrangement du menuet de Bach de la Suite n°1 pour violoncelle.
  • La toccata Undicessima sert d'introduction à une improvisation : Vos luths. Et invoque l’Inde.

(d’après le texte Carnet de route, de Bruno Helstroffer)