Rosenmüller, musicien et compositeur prodige allemand se voit emprisonné pour d’obscures « affaires de mœurs », gênait-il ?... Il réussit à s’évader à Hambourg puis arrive à Venise, la Serenissime libre république, on le retrouve même professeur à l’Ospedale della Pietà avant Vivaldi

Amandine Beyer et Gli Incogniti ont découvert ces pièces vocales inédites où de majestueuses sinfonie presque opératiques introduisent psaumes et autres liturgies, où voix et instruments se répondent colla partecomme si le compositeur voulait faire franchir à chaque musicien / chanteur ses propres barrières.

La voix s’envole aussi comme une flamme, une interrogation existentielle.

« Le “Beatus vir” du “Nisi Dominus” en est un exemple parfait : ce chant qui nous arrive si doucement qu’il nous semble une fragile question : Beatus Vir ? “homme heureux?”, et qui se transforme en un tourbillon de sensations, dans un cri presque désespéré et sans réponse » Amandine Beyer

5 Diapason award