On associe généralement la carrière de Johann Sebastian BACH à la ville dans laquelle il a passé la plus longue et dernière partie de sa vie : Leipzig. Il y avait la responsabilité de la direction musicale de deux églises, de celle du Collegium Musicum, et de celle de l’éducation et de l’instruction des garnements de la Thomasschule. Mais avant cela, il avait occupé bien d’autres fonctions : il fut organiste à Arnstadt et Mühlhausen (période de ses voyages de découvertes musicales à Lunebourg et Lubeck). À la cour ducale de Weimar, après avoir été valet et violoniste, il devient organiste et maître de concert. Lorsqu’il veut quitter le service du duc de Weimar, pour le convaincre de rester, ce dernier le met au cachot ! En vain !

Au service du prince d'Anhalt-Coethen, la cour étant calviniste, il abandonne l’orgue et la musique sacrée pour se concentrer sur la musique instrumentale. À chaque lieu de résidence, son langage suit les besoins des fonctions. Mais Bach donne le sentiment qu’il pense toujours que l’herbe sera meilleure dans le pré voisin ! Il a tenté sa chance à Hambourg, à Dresde, a rencontré le roi de Prusse Frédéric II à Potsdam. C’est ce parcours chronologique que propose cette anthologie de l’œuvre du Cantor…