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Parmi les instruments qui se sont développés au début du XVIIIe siècle, le basson occupe une place encore assez méconnue. Telemann et ses contemporains allemands n’ont pas hésité à le faire dialoguer avec le violon, la flûte, le hautbois ou le clavecin, voire à lui confier de véritables solos. Depuis le demi-siècle que l’on rejoue les « instruments anciens », les musiciens ont rebâtit leurs techniques en associant souvent les sources anciennes et les habitudes modernes. Pour le cas du hautbois et du basson, deux points essentiels étaient encore négligés : les anches et les doigtés. En effet, par commodité, on a adapté aux instruments anciens les techniques modernes de factures d’anche. Or si l’on s’inspire des textes historiques, des sources iconographies et des précieux modèles conservés, le résultat sonore obtenu est étonnamment différent : le son est plus libre, plus timbré et, de plus, l’articulation est facilitée. Cette flexibilité de l’anche peut dérouter l’instrumentiste habitué à son matériel moderne, mais elle ne demande qu’à être apprivoisée ! Pour la question des doigtés, on utilise ici des combinaisons issues des tables de la première moitié du XVIIIe siècle. De façon globale, la justesse se rapproche naturellement des échelles inégales décrites entre-autres pour les claviers, et pour les notes aigües - moins sûres à l’attaque - plus de contrôle est requis, au profit de plus de virtuosité, brillance et surtout d’homogénéité. Ces découvertes offrant une large palette de couleurs et de nuances ont déjà fait leurs preuves sur des hautbois et bassons de styles antérieurs dans les disques précédents et sont exploitées dans cet enregistrement pour la première fois sur des instruments « baroques ».

 

Jérémie Papasergio

5 Diapason award