Dans la Sixième Symphonie, dans laquelle Tchaïkovski a « mis toute son âme ». Le compositeur a avoué que son programme était « plus que jamais imprégné de subjectivité » et qu’il lui était arrivé « souvent [...] de beaucoup pleurer » en y travaillant. L’atmosphère générale est ici créée par la sombre tonalité de si mineur et par un motif obsédant de soupir qui revient dans toute la symphonie. Dans Roméo et Juliette, Tchaïkovski s’est concentré sur des domaines thématiques qu’il a mis en musique de différentes manières : le geste pacifique et religieux de frère Laurent, à l’allure de choral (dans l’introduction), la lutte acharnée que se livrent les deux familles, Capulet et Montaigu, et l’amour enivré de Roméo et de Juliette. L’œuvre s’achève par le retour d’un choral de réconciliation et la transfiguration des amants.