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Grâce à sa situation géographique privilégiée, la ville de Lyon, avec ses quatre foires annuelles, était sans conteste la capitale économique du royaume de France à la Renaissance : comme le souligne Jean Delumeau, « on a provisoirement dénombré 209 sociétés de marchands-banquiers dans la France du XVIème siècle, dont 169 à Lyon, et parmi elles, 143 italiennes ». Ces données statistiques un peu brutales nous montrent pourtant bien quel rôle jouait à cette époque la forte colonie italienne installée dans la ville, même si ses représentants n’étaient pas tous marchands.
C’est dans le domaine de la musique que les italiens contribuèrent à faire de Lyon un centre artistique de première importance. Parmi eux, outre l’organiste florentin Francesco de Layolle et l’éditeur musical Jacques Moderne (originaire de Pinguento en Istrie), se détache la figure du luthiste et marchand milanais Giovanni Paolo Paladino. Ses œuvres, à l’instar de celles de son célèbre contemporain Alberto da Ripa (Albert de Rippe), luthiste italien de François Ier, furent publiées sous son nom francisé, Jean-Paul Paladin.
Paladin nous offre des pièces qui comptent parmi les plus difficiles, les plus savantes, mais aussi les plus belles du répertoire luthistique du XVIème siècle, où la virtuosité et la science de la composition sont toujours mises au service de l’expression.